les routes du bien-être - 28

« L’important est de ne jamais cesser de s’interroger. La curiosité a sa propre raison d’être. »

Albert Einstein

Pour en revenir à la notion de temps évoquée dans la dernière publication, qu’en est-il lorsque nous accédons, comme cela m’est arrivé lors de la nuit noire de mon âme, à une autre réalité lorsqu’un voile d’incompréhension se déchire ? Cette autre réalité qui balaye tout ce que nous connaissions ? En ce qui me concerne, cela a été le début du discernement que beaucoup autour de moi et même des proches étaient loin de saisir ou même de comprendre ce que je vivais.

Alors oui, j’ai eu envie de prendre par les épaules et de secouer certains de mes proches et de leur dire : « Est-ce que tu vois que tu vas mal ? Agis ! ». Dans la réalité et ça, je l’ai vécu et je le vis encore, changer l’autre ne marche pas.

Et vouloir changer en divorçant, en quittant quelqu’un ou une situation est un premier pas mais pas une garantie d’y arriver.

Ceux et celles qui enjoignent à tout quitter ou du moins quitter une situation ou une relation problématique ne se rendent peut-être pas compte combien c’est extrêmement difficile pour certains et certaines.

Pour ma part, ce n’est qu’avec M. ma psy et avec toutes les personnes qui sont arrivées dans ma vie que j’ai pu, intrinsèquement, profondément, changer et surtout installer durablement ce changement.

Lors de ma formation d’hypnose, pour le module d’arrêt du tabac, la question était bien sûr d’arrêter de fumer et comment y parvenir mais aussi de continuer à arrêter.

Et c’est valable pour tout. Tout ce qu’on veut arrêter.

Comme les brouillons à l’école. Certains restent à l’état de brouillons.

Comme l’écriture d’un livre qui n’est que deux pages et qui resteront deux pages avant de passer à autre chose.

Beaucoup diront que, hop, c’est facile aujourd’hui. Facile et simple. C’est un constat que j’ai fait quand je parlais d’une de mes problématiques. J’ai été triste d’entendre mon interlocuteur dire « c’est simple, tu fais ça ! » en ne se rendant pas compte qu’il vivait dans son monde et que non, tout n’est pas facile pour les autres dans le domaine où, nous nous excellons.

Moi aussi, j’ai ces mots de facile et simple. Lorsque nous arrivons à la maîtrise d’une compétence et que cela se fait sans y réfléchir, nous croyons que tout le monde en est capable – oubliant que nous avons passé du temps à apprendre et que nous avons échoué -. Un peu comme lorsque nous suivons une auto école et que nous râlons ; de sa lenteur, de sa malhabileté, de sa prudence ou son imprudence (alors que moi, par exemple, j’étais stressée à chaque fois que je passais le permis – oui, je l’ai passé 6 fois -)

Et lorsque la remarque vient d’un proche, cela peut être blessant. Cela m’est arrivé en posant la question à mon père de “pourquoi ma mère, sur une vieille photo, avait des lunettes”. Et il m’a répondu comme une évidence qu’elle avait une excellente vue. Ce qui ne répondait pas à ma question mais je me suis sentie exclue. Il ne s’agit pas là d’une compétence mais de ce qui est de rabaisser psychologiquement quelqu’un avec son savoir. Moi aussi, j’ai adopté ce comportement longtemps avant de me rendre compte que je faisais aux autres ce que je n’aimais pas qu’on me fasse.

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