Les routes du bien-être - 32
" « Tu sais compter jusqu’à dix, après c’est l’aventure » avait résumé Noah Rosen en matière de mise en garde."
John Irving, Je te retrouverai
Mon premier roman, le Tourbillon de la vie, pullule d’auto-corrections soi-disant plus fluides ! Et qui s’avèrent être des censures finalement !
Je pense aujourd’hui à tous ces mots que je raye de mon vocabulaire, qui me font désapprouver certains discours et j’ouvre ici le sac où je les ai mis : “il faut, je dois, un jour, demain, peut-être, j’essaye, arrêter de dire, arrêter de faire, s’excuser, mais, croire ce qu’on voit, demander, cadrer, jamais, toujours, interdit, emprisonner, enfermer, exiger, obligatoire et tant d’autres.”
Et comme toute chose qu’on apprend - de mon point de vue – à un moment, il est bon de douter, de se remettre en question, de se critiquer, même ce qu’on aime. Je suis souvent admirative de celles et ceux qui ont la constance de proclamer haut et fort leurs convictions tout au long de leur vie. Certaines de mes convictions ont été fortement ébranlées, comme “amour qui rime avec toujours.” Foutaises !
Et pourtant, en scrutant de plus près l’histoire de mes parents, il y a eu des hauts et des bas. Le divorce a même profilé son ombre entre eux mais le cancer les a pris de vitesse et court-circuités.
Donc, je reprends, cela fait presque 2 ans (en 2023) que je vis au même endroit alors que je voulais acheter une maison et que je suis arrivée pour 2 mois. Je vis au milieu des vignes avec des plaines pour horizon et les Pyrénées au loin, par temps clair. Le logement, orienté plein nord, est agréable en été (puisque conçu pour) et l’hiver bien moins et nettement plus froid.
Je ne sais plus si à ce moment de cette histoire, j’ai déjà pris la décision de l’application. Quoi qu’il en soit, je vais à un salon troc bien-être, au printemps 2023 dans un village près de chez moi, organisé par quelqu’un que je connais. Je suivais déjà depuis quelques temps un centre regroupant des thérapeutes dans mon village qui avaient participé au salon bien-être de la ville de Narbonne que j’avais aussi découvert.
Je ne sais plus si l’idée d’aller de salons en salons est venue de là.
Bon, je reviens à ce salon troc bien-être. En route, je me dis que je ne sais pas ce que je pourrais y troquer. J’ai bien une prestation d’accompagnement à la communication numérique mais surtout, je me promets de parler avec tout le monde. Enfin essayer.
Là, j’y fais une rencontre qui va beaucoup compter en cette année 2023. C’est Adeline, love coach. Je suis intriguée par ce type de coaching et moi qui voulais parler avec tout le monde, c’est un peu raté, vu que je passe un long moment avec elle.
Son concept m’intéresse. Les relations amoureuses ont un peu fichu le camp de ma vie et je suis curieuse de ce qu’elle offre. Adeline, de son côté a besoin de quelqu’un pour sa communication. Ce serait l’occasion pour moi, après 3 filleules entrepreneures dans le cadre d’un marrainage, de me frotter à mon offre structurée et de la lancer.
Je suis tellement enthousiaste, quoique vraiment intriguée par le love coaching, que nous faisons affaire. Ce qui m’a vraiment décidée et que je réalise avec le recul, quand je vois des talents rester dans l’ombre, est que son “produit” est numérique alors qu’elle est absente des réseaux, d’Internet.
Un paradoxe que je rencontre souvent.
Peut-être aussi chez moi.
Je tique un peu. Ma vie étant virtuelle pour une grande partie. Je multiplie les occasions de « sortir » de mes écrans, depuis que que la situation générale est plus claire et les conditions sanitaires plus souples, comme aller en espace de travail partagé (coworking).
Donc j’accepte le troc avec Adeline, d’autant plus que nos prestations ont un tarif équivalent. Toutefois, je pose la condition sur sa prestation essentiellement en ligne, c’est qu’une fois sur deux, la rencontre soit physique. Ce qui est possible puisque la géographie le permet.
Le deal est conclu.
C’est à peu près au même moment que je parle de l’application avec mes enfants. Elle part d’un constat simple. Tout le monde, ou presque, est sur son téléphone de plus en plus souvent et pas que les jeunes (comme il est facile de le dire), de vieilles personnes aussi. Peut-être de façon différente. Le prix n’est visiblement plus un obstacle pour avoir un téléphone connecté. Peut-être la technologie mais là encore, c’est un choix.
Pour les autres, il y aura toujours des excuses, réalistes ou pas, à ne pas avoir de smartphone connecté.
Ce qui a été mon cas, jusqu’à mes 50 ans et un changement dans ma vie qui est relaté en pointillés dans ce récit et plus abondamment dans mon roman le Tourbillon de la vie, largement inspiré de ma vie.
« Je découvre l’ACCEPTATION.
La prise de conscience est un premier pas. Seulement, je m’aperçois que ce n’est justement qu’un premier pas. »
Le Tourbillon de la vie, Chronique d’une femme amoureuse
5 ans avant cette réflexion sur l’application les Routes du Bien-Être, j’ai été bien contente de télécharger l’application Petit Bambou pour m’apaiser avec les méditations proposées au lieu de croire que je trouverais des réponses avec les insomniaques des réseaux pas du tout aidant mais plutôt flippants, je le reconnais maintenant.
Donc, moi aussi, je suis passée par un stade de résistance et de dinosaure. Puis d’autres applications ont attiré mon attention comme lire des livres numériques ou savoir quelle est la composition de ce que j’achète d’un clic (Yuka). Et même en résistance, j’arrive quand même à utiliser des applications collaboratives comme Waze bien plus à jour que le GPS de ma voiture.
Donc l’idée est là. Ce sera bien une application et c’est là qu’arrive la question de « qui fait ça ? » et à laquelle un de mes fils répond « moi ».
Je découvre avec étonnement que mon fiston code depuis une dizaine d’années. Adolescent, il s’ennuyait un été et a commencé comme ça, en autodidacte avec des vidéos YouTube.
Je suis stupéfaite. Stupéfaite et heureuse même si j’ai hésité un millième de seconde.
Je lui demande alors comment faire et c’est là que j’apprends qu’une application est couplée à un nom de domaine comme pour un site, et donc, il y a un site.
Je pense alors à la route du bien-être comme la route des vins. Il me dit que le nom de domaine est pris.
Bon, ben, c’est que ça ne doit pas être ça.